A quels impôts suis-je soumis en colocation ?

Posté le 15 Juin 2018 à 09:37

Lorsque vous vivez en colocation, vous êtes soumis à trois types d'impôts.

 

1. La taxe d'habitation

Une seule taxe d’habitation est due par logement. Tous les colocataires doivent participer à son paiement. Parfois, l’administration fiscale demande un seul référent : l’un des colocataires remplit alors l’imprimé et s’acquitte du paiement de la taxe d’habitation. Ses colocataires devront ensuite lui rembourser leur part respective, après avoir divisé la somme de manière équitable. Afin d’anticiper ce poste de dépense, les colocataires peuvent demander au propriétaire combien ont payé les précédents occupants. La taxe est calculée en fonction de la valeur locative brute du local. Cette base d’imposition est multipliée par les taux fixés par les collectivités territoriales. Les salaires des colocataires n’entrent donc pas en compte dans le calcul. Toutefois, des dégrèvements ou exonérations peuvent être prévus pour des locataires disposant de très faibles revenus. Il est important de noter que ce sont les colocataires en place au 1er janvier précédent qui doivent s’acquitter du paiement de la taxe d’habitation, envoyée en novembre. Pensez donc à garder contact avec vos anciens colocataires !

 

2. La redevance audiovisuelle

La contribution à l’audiovisuel public (ex-redevance audiovisuelle) est exigible dès lors qu’un des colocataires possède une télévision. Cependant, son montant ne varie pas en fonction du nombre de télévisions présentes dans le logement : il n’y a qu’une seule taxe par logement.

 

3. L’impôt sur le revenu (déclaration des loyers perçus en cas de location d'une partie de son logement)

Si vous décidez d'accueillir des colocataires chez vous, sachez que les revenus que vous tirerez de la location (les loyers) ne seront pas imposables :

  • si c'est une location meublée
  • si le logement constitue votre résidence principale • si le logement constitue également la résidence principale du locataire
  • si le loyer hors charges est fixé dans des limites raisonnables (183 €/m2/an en Ile-de-France et 134 €/m2/an dans les autres régions pour l'année 2014) Ces quatre conditions doivent être réunies pour pouvoir bénéficier de l'exonération.